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Mis à jour : il y a 3 semaines 1 jour

De la relativité générale

ven, 02/15/2019 - 08:21

Pour changer et pour nous reposer l’esprit, plutôt que d’aborder un sujet polémique, j’ai choisi d’évoquer une des plus grosses révolutions scientifiques ayant eu lieu au début du siècle dernier dans le domaine de la physique.

Vous l’aurez peut-être noté, la théorie de la relativité générale ne cesse de se confirmer. Il y a maintenant plus d’un siècle Albert Einstein a bouleversé les notions d’apparence très simples que sont le temps et l’espace pour expliquer des observations qui laissaient perplexes tous les scientifiques de l’époque. Il en a même profité pour en imaginer les conséquences au travers de phénomènes qui, à l’époque, n’avaient pas encore été constatés.

Ainsi, l’espace-temps est distordu par les masses. La théorie prévoit, notamment, l’existence de trous noirs. Un tel objet concentre une telle quantité de matière qu’il produit un champ gravitationnel si intense qu’aucune particule ne peut sortir de son horizon, quelle qu’en soit la vitesse. Cela s’applique également à la lumière (ce qui explique son nom). Dans ces conditions, il est difficile d’observer directement un trou noir. Néanmoins, les scientifiques ne manquent pas d’imagination pour les détecter :

  • L’un des premiers effets observables utilisé a été les mirages gravitationnels. La trajectoire de lumière est incurvée par la présence d’objets très massifs. Ce phénomène a été prédit par Einstein et très rapidement vérifié par l’expérience au moment d’une éclipse. Plus l’objet est massif plus les rayons lumineux sont déviés. Il en résulte que l’image de certains astres peut nous parvenir déformée, voire dans des cas plus rares de plusieurs directions en même temps, si un trou noir est situé entre nous et eux.
  • A défaut de pouvoir régurgiter quoi que ce soit un trou noir a la capacité d’absorber un astre qui se trouverait dans son voisinage. Avant d’atteindre son horizon, les énergies mises en jeu dans un tel évènement peuvent produire des rayonnements colossaux observables.
  • En plus de ces rayonnements électromagnétiques, la théorie de la relativité générale prévoit également que des corps extrêmement massifs orbitant l’un autour de l’autre produisent des ondes gravitationnelles. L’existence de ces ondes a été confirmée pour la première fois en 2015 par des instruments mesurant les déformations de l’espace avec une précision inimaginable (expérience LIGO).
  • Stephen Hawking a également émis l’idée qu’un trou noir pourrait laisser échapper des particules à la limite de son horizon. Ce rayonnement de Hawking résultant de phénomènes quantiques est d’une ampleur néanmoins très limitée et son observation pourrait ne jamais être réalisée.

Observer un trou noir n’est pas à la portée de n’importe quel instrument. Heureusement, l’ingéniosité de nos scientifiques nous permet d’ouvrir de nouvelles dimensions sur notre univers.

Clefs de lecture :

  • trou noir : catalogue de données géographiques
  • horizon : interface CSW
  • orbitent l’un autour de l’autre : se moissonnent
  • scientifique : spécialiste de la normalisation géospatiale
  • astre absorbé : administrateur de données
  • instrument (observateur) : utilisateur final
  • observation : recherche couronnée de succès
  • mirage gravitationnel, rayonnement de Hawking et onde gravitationnelle : effets des catalogues sur leur environnement
Catégories: Société

N’utilisez plus ISO 19139

mer, 01/30/2019 - 10:51

Petite question sur ISO 19115 et 19139 : est-ce que ces standards sont compatibles avec la Loi pour une République numérique ?

Cette dernière demande aux administrations publiques d’utiliser des formats ouverts et facilement réutilisables.

ISO 19115 est un standard payant (198 francs suisses). Pas super ouvert ça !

Si ISO 19139 était facilement réutilisable nous n’aurions investi autant de temps et d’argent à nous réunir en commissions pour comprendre ISO 19139, pour faire des choix sur telle ou telle option de ce standard pour encoder telle ou telle information (ne serait-ce que le choix de tel ou tel type de structure pour encoder un identifiant par exemple) sachant pertinemment que ces choix sont parfaitement incompréhensibles par le commun des géomaticiens, pour développer et mettre à jour GéoSource, pour sensibiliser, former et reformer les administrateurs de données géographiques et pour, finalement, arriver toujours au même constat : ça ne marche pas. Si ISO 19139 était facilement réutilisable on devrait trouver un quelques clics sur la toile quelques tutos pour faire ses métadonnées en deux coups de cuillère à pot. Les problèmes d’interopérabilité récurrents entre catalogues et applications clientes sont pour l’essentiel dus à la complexité de son modèle et sa capacité à encoder une même information de multiples manières. Problème déjà rencontré avec GML (dont ISO 19139 reprend une partie). Je vous encourage d’ailleurs à (re)lire l’article d’Even Rouault qui illustre très bien la complexité de la chose. Autre exemple de la complexité d’ISO 19139 : lisez le chapitre du guide du CNIG (auquel j’ai contribué) consacré aux contraintes légales (à comparer aux attendus du modèle DCAT en la matière par exemple).

J’ai tendance à penser qu’aucune des conditions requises par la Loi pour une République numérique concernant les caractéristiques des formats à utiliser n’est remplie par ISO 19115/19139…

Catégories: Société